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Frac Franche-Comté / Grammaire sentimentale

01/05/2017

Frac Franche-Comté / Grammaire sentimentale

Accrochage d'une centaine d'oeuvres de la collection du FRAC Franche-Comté à la manière du 19e siècle pour l'exposition "Grammaire sentimentale" de l'artiste Gérard Collin-Thiébaut à Besançon.

L’oeuvre de Gérard Collin-Thiébaut est plurielle, immense et labyrinthique. L’exposition qui se déploie dans toutes les salles du Frac en propose l’une des possibles traversées.

En suivant au sol un fil d’Ariane composé pour l’essentiel de mots du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (La voie de l’émotion retenue), le visiteur est ainsi invité à arpenter La salle de la Vanité, et La salle de l’amour, de l’art, puis La salle du maître étalon, pour finir par La salle du Fonds, cette dernière bifurquant vers La salle des enfants morts ou La salle des Petits soldats, comme s’il arpentait la maison de l’artiste, laquelle située à quelques kilomètres d’Ornans où naquit Courbet regorge de ses productions, de ses collections, de ses souvenirs et probablement de fantômes.

Il y rencontrera une oeuvre qui mélange allègrement d’un côté, rigueur, affect, causticité, pessimisme, et de l’autre, écriture, langage, passé, présent. Gérard Collin-Thiébaut nous souffle ainsi que « l’objectif et le subjectif se confondent, que le mot et l’idée sont consubstantiels ». Il nous parle du pouvoir unifiant de l’art avec ici la présence en filigrane de Schelling qu’il relie avec raison à Henri-Frédéric Amiel dont il copie le Journal. Bref, l’artiste poursuit avec facétie dans son exposition à programme (« comme musique à programme » dit-il), le questionnement sur le statut de l’art et de l’artiste qu’il a engagé il y a plus de 30 ans.

CHRD / Les Jours sans MUTG / Sacré Béton